Historique
L’historique de la profession infirmière au Sénégal La référence des infirmiers est Florence Nightingale. Au Sénégal, à l’époque coloniale l’infirmier était recruté au son du tam-tam. On parlait alors « d’aides de santé coloniaux ». Ils constituaient avec les « Médecins-Africains » un corps indigène.
La première école des médecins fuit créée par Monsieur LE DANTEC. La formation durait 4 ans. Cette école devait céder plus tard cette formation à la faculté de médecine. Cette ancienne structure (école des médecins) devint d’abord l’école des Sages-Femmes et des Infirmiers d’Etats.
Ces écoles ne formaient que quelques sénégalais, la majorité étant composée d’étrangers de tous les pays africains. La naissance du corps des infirmiers a suscité beaucoup d’inquiétude au sein des Médecins africains car ils avaient pratiquement la même formation.
La naissance de l’ANIIDES
Avant l’indépendance déjà, Mamadou Sangaré TRAORE fut le premier Président d’une association panafricaine de l’AOF (sous la loi cadre).
La première bataille des infirmiers a eu lieu au lendemain des indépendances. Les examens eurent lieu, cette année-là, sous la surveillance de militaires. C’est l’occasion pour nous de saluer la mémoire du Pr CORREA qui, dans cette guerre, nous a soutenu du début à la fin.
Dès lors, on pouvait légitimement penser que l’évolution de la corporation allait se faire dans un cadre de concertation. Notre but principal était d’affirmer l’identité des infirmiers au sein des structures, des institutions et ans le pays.
Les infirmiers travaillaient quasiment comme des « médecins » dans les structures sanitaires sans supervision d’aucune autorité. C’est dans le cadre de cette bataille âpre et rude, qu’en 1965, le congrès directeur porta sur les fonds baptismaux l’ANIIDES avec comme président SIDIBE et comme secrétaire IBRAHIMA GUEYE.
Quand l’association fut bien installée à Dakar, il fallait nous organiser dans les régions.
Dans une troisième étape, nous nous sommes ouverts sur le plan africain et international. Il y eut beaucoup d’associations africains qui copièrent sur nous pour mettre sur pied leur organisation. Nous nous fûmes inscrits ensuite au C.I.I. lors de conférence de México en 1974 c’est grâce encore au Pr CORREA que nos, deux délégués ont pu décrocher leur titre de transport auprès de l’USAID.
Mais il faut noter qu’avec les querelles intestines, les batailles de positionnement, l’ANIIDES a connu une longue période de léthargie, c’est-à-dire entre 1985 et 1996.diverses démarches ont été menées par des gens de bonnes volontés pour réunir de nouveau la corporation. Mais la dispersion des forces et le manque de coordination n’ont pas facilité la retrouvaille. C’est dans ce cadre que des membres encore actifs du dernier bureau de l’ANIIDES ainsi que des membres pétris de bonne volonté, associés aux jeunes militantes de l’association ont décidé de mettre sur pied la cellule de redynamisation du cadre institutionnel de l’ANIIDES sous la présidence de Awa SECK.
Il faut noter qu’avec Awa SECK qui a dirigé l’ANIIDES de 1997 à 2003 on a pu réaliser et/ou participer à des activités majeures comme :
Participation de l’ANIIDES au premier sommet mondial des infirmières noires africaines américaines tenu à Gaborone au Botswana du 26 au 30 juillet 1998. Des rencontres ont eu lieu au ministère avec les autorités de la santé Des ateliers d’information et de sensibilisation La célébration des JII comme tout infirmier L’organisation de congrès statuaire. De 2003 à nos jours l’ANIIDES est dirigé par Abdou GUEYE. Et depuis lors il continue d’assurer son fonctionnement. En ce sens, avec le partenariat noué avec l’AIIC, l’ANIIDES a un siège fonctionnel, avec un équipement moderne et un personnel qui assure le fonctionnement.
En plus, pour mieux se rapprocher de ses membres l’AIIC (L’Association des infirmières et infirmiers du Canada) a permis à l’ANIIDES d’effectuer des activités telles que la tournée nationale, l’organisation de réunions et d’atelier de formation etc.
